Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


CONFÉRENCE INAUGURAL DE LA JOURNÉE DU CODESRIA : Les luttes pour la liberté épisthémique en Afrique

Date : 21 Février 2018
Heure : 14H 30 - 17H 00
Lieu : HOLIDAY INN Harare, Zimbabwe

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Au centre des luttes africaines pour la liberté épistémique se trouve le cas paradoxal de l’Ethiopie, un pays africain qui a subi directement la conquête et l’administration coloniales mais n’a pas pu assurer sa liberté épistémique. Par conséquent, le conférencier entame son intervention par l’articulation de l’essence de la liberté épistémique tout en essayant de comprendre l’ahurissant cas de l’échec éthiopien à résister à l’empire métaphysique et son invasion de l’univers mental éthiopien au 21ème siècle. C’est un point d’entrée idéal dans la complexité et les dynamiques des luttes africaines pour la liberté épistémique qui ont eu comme début les revendications pour une « université africaine » dans les années 1860s. De ce fait, la conférence creuse dans les initiatives pour l’africanisation ayant dominé dans les années 1960 ; des contributions de formations intellectuelles panafricaines telles que l’AUA (Association des universités africaines), et le CODESRIA (Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique) à la liberté épistémique ; ainsi que le catalogue des crises qui ont frappé l’enseignement supérieur africain à la fin des années 1970, et le rôle de la « colonialité » néolibérale des marchés qui ont promu un modèle commercial d’universités, et avec elles, la marchandisation du savoir et de l’éducation. La conférence conclut avec des réflexions critiques sur les mouvements « Rhodes Must Fall » qui ont secoué l’Afrique du Sud en 2015 et 2016 tout en proposant cinq moyens d’aller de l’avant dans les luttes africaines pour la liberté épistémique : (a) le retour à la base ; (b) la provincialisation de l’Europe et la dé-provincialisation de l’Afrique ; (c) repenser la pensée elle-même ; (d) la décolonisation de la base normative de la théorie critique ; et (e) apprendre à désapprendre afin de réapprendre.




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